Hernando Calvo Ospina

 



Venezuela : Le mauvais exemple, c’est ça le problème
Par Hernando Calvo Ospina, Réseau des Intellectuels et des Artistes en Défense de l’Humanité.

12 Avril 2017

Les Etats-Unis ne se préoccupent pas du fait qu’une nation se déclare socialiste ou communiste. Non. Ce qui leur importe le plus, c’est le mauvais exemple, et qu’on ne leur retire pas le droit qu’ils s’octroient de se servir à volonté.

Un gouvernement ne peut pas prendre le chemin sacrilège qui permettrait au moins de sortir son peuple de la misère, et de faire en sorte que les enfants ne se couchent pas avec la faim au ventre et qu'ils aillent à l’école chaque jour, en pleine santé.

Car pour parvenir à cela l’Etat est obligé d’investir les richesses de la nation.

Et ce n’est pas possible tant qu’elle n’est pas une nation souveraine. Celle qui, par exemple, dit aux transnationales : Vous aimez notre pétrole ? Notre or ? Payez-les à leur juste valeur.

Avec le président Chavez à sa tête, le pétrole vénézuélien était enfin devenu celui des Vénézuéliens. Ainsi, en une décennie, des millions de personnes ont pu sortir de la misère.

Et ces mauvais exemples sont devenus quelque chose d’insupportable, un grand problème pour Washington et ses alliés, car l’Amérique Latine a été contaminée !

Avec le Venezuela de Chavez, on sut de nouveau que « Souveraineté » n’était pas seulement un mot (dont peu de gens se rappelaient encore la signification).

Voilà le problème du Venezuela : le mauvais exemple qu’il représente.

Alors il doit être puni car il lui faut retourner au bercail pour que son pétrole et les autres richesses retournent dans les mains de ceux qui, historiquement, furent ses seuls maîtres.

Et ces misérables qui aujourd’hui désirent leur remettre toute la souveraineté sur un plateau d’argent, obtiendront les misérables centimes devant lesquels ils bavent.

Ce jour-là, les marchés regorgeront certainement de nouveau de marques, mais à ce moment, très peu de gens auront de quoi les acheter.

Car ce qui est certain, c’est que les transnationales et les oligarchies complices de chaque nation NON souveraine adorent les pauvres : ils les font proliférer.

Fuente : http://cubaendefensadelahumanidad.blogspot.fr/2017/04/en-venezuela-no-pasaran_47.html